Hommage aux travailleurs québécois Répondre

Sylvain LévesqueÀ titre de porte-parole du 2e groupe d’opposition en matière d’Emploi et de Solidarité sociale, je prends quelques instants en cette Journée internationale des Travailleurs pour rendre hommage aux hommes et aux femmes du Québec qui, quelle que soit la profession ou le métier qu’ils exercent, contribuent à l’essor et au dynamisme de notre société.

Si les employés d’aujourd’hui n’ont pas à se battre comme ceux de la McCormick Harvester, à Chicago en mai 1886, pour pouvoir travailler huit heures par jour dans des conditions décentes et sécuritaires, le désir d’occuper un emploi dans lequel on se réalise pleinement demeure l’objectif de tout individu. Certes, il n’y a peut-être pas de sot métier, mais il y a des emplois plus prisés que d’autres, et d’autres dont on tirerait grand avantage, comme société, à revaloriser.

Lors de notre congrès de fondation en avril 2011 et tout au long de la dernière campagne électorale, nous avons insisté sur la nécessité de favoriser la création d’emplois payants et de qualité ; cet objectif est d’autant plus essentiel dans la mesure où ce sont près de 1,5 million de postes qui seront à pourvoir dans différents secteurs d’ici 2021.

Hier comme aujourd’hui, les êtres humains ne sont pas des robots et travailler n’est pas une fin en soi, mais une manière de mettre à profit nos aptitudes et nos talents respectifs. En cette Journée internationale des Travailleurs, je formule le souhait que notre société puisse offrir à chaque citoyen la possibilité d’occuper un emploi, d’exercer une fonction ou de se consacrer à un travail qui le passionne, qui lui permette de vivre décemment et qui lui procure le sentiment d’apporter sa contribution à la société.

Sylvain Lévesque
Député de Vanier-Les Rivières
Porte-parole du 2e groupe d’opposition en matière d’Emploi et de Solidarité sociale

Projet hydroélectrique de Val-Jalbert: une politique qui ne tient pas la route

Val-JalbertCoalition Avenir Québec
François Legault
20 décembre 2012

Depuis quelques semaines, les interventions se multiplient concernant le projet de mini-centrale hydroélectrique de Val-Jalbert. Certains dénoncent le harnachement de la rivière Ouiatchouan et la destruction d’un site touristique pour produire de l’électricité superflue. D’autres appuient le projet, qui amènera des retombées économiques pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le gouvernement de Pauline Marois a récemment réitéré son appui à la mini-centrale, dont la construction pourrait commencer dès janvier.

Or le projet ne semble pas tenir la route. Le Québec accumule déjà des surplus d’électricité considérables. Nous n’avons donc pas besoin de la centrale de Val-Jalbert pour satisfaire à la demande énergétique. L’électricité qui serait produite à Val-Jalbert n’est pas destinée à l’exportation. Et le projet est foncièrement anti-économique: le prix payé pour l’électricité produite à Val-Jalbert sera vraisemblablement plus élevé que le prix de revente, ce qui engendrera une perte pour Hydro-Québec.

En réalité, le projet de Val-Jalbert est une subvention économique régionale, qui prend la forme d’une centrale hydroélectrique redondante. La Stratégie énergétique du Québec 2006-2015 est d’ailleurs transparente à cet égard: “La justification du programme [de mini-centrales] n’est pas liée au besoin du Québec en électricité, mais plutôt à la volonté gouvernementale de soutenir le développement régional par le biais d’achat d’électricité provenant de projets communautaires.”

L’aberration du projet de Val-Jalbert n’est pas unique. Elle découle de la politique en vigueur, en vertu de laquelle on construit des centrales dont le Québec n’a pas réellement besoin (ni pour sa consommation, ni pour l’exportation) et on subventionne des régions en achetant l’électricité produite. Cette politique est d’autant moins justifiée dans le contexte d’un surplus et d’une chute des prix.

On estime que la construction de la mini-centrale de Val-Jalbert injectera 59$ millions dans la région et créera 164 emplois. Sur 25 ans, on estime qu’Hydro-Québec versera environ 72 millions $ à la région, pour l’achat d’électricité dont la société d’état n’a pas besoin.

La Coalition que je dirige croit au soutien public au développement économique, pour toutes les régions du Québec, incluant évidemment le Saguenay-Lac-St-Jean. J’appuie les élus et les communautés locales qui demandent de l’aide stratégique pour redémarrer leur économie.

Mais pourquoi ne pas appeler un chat un chat? Si l’objectif réel du projet de Val-Jalbert est d’injecter des fonds publics pour relancer l’économie de la région, pourquoi prendre le détour inutile d’une centrale hydroélectrique redondante?

Comme le suggérait récemment M. Olivier Jalbert dans une lettre ouverte publiée dans La Presse, “mieux vaudrait que le gouvernement verse une subvention directe aux partenaires régionaux équivalant à la perte qu’Hydro-Québec aurait encourue en achetant l’électricité. Le coût serait le même pour le trésor québécois, mais le site serait préservé.” Dans la mesure où la subvention soutiendrait des projets ciblés et transformateurs, la suggestion a bien du bon sens.

Il va sans dire que cette approche aurait également le mérite d’être plus transparente, d’éviter qu’Hydro-Québec détourne de ses ressources pour subventionner des centrales déficitaires, et de confier les programmes de développement régional aux ministères compétents.

Pour toutes ces raisons, la Coalition demande au gouvernement de réévaluer rapidement la pertinence du projet de Val-Jalbert, et d’explorer des moyens plus logiques, transparents et responsables d’aider le Saguenay-Lac-St-Jean à relancer son économie via des projets modernes et rentables.

SOURCE

100 JOURS DU PQ: l’épreuve des faits – LANGUE

ÉPREUVE DES FAITS

Les 100 jours du PQ selon Jean-François Lisée: l’épreuve des faits

Coalition Avenir Québec
Le blogue
18 décembre 2012

Départ: Neuf ans de déni libéral se sont soldés par une régression de l’utilisation du français au travail, surtout à Montréal, et ont conduit à une marginalisation des francophones sur l’île.

Arrivée: La nouvelle Charte de la langue française étendra la loi 101 à toutes les entreprises à charte fédérale désireuses de faire affaire avec des organismes publics québécois (pour ainsi dire toutes), soit 10% de l’activité économique du Québec, entamera une transition des entreprises de plus de 25 employés vers un environnement de travail en français, imposera la présence d’employés pouvant servir la clientèle en français en tout temps dans les commerces, augmentera significativement les compétences françaises requises pour les candidats à l’immigration et étendra les services de francisation pour les immigrants déjà arrivés. Des avancées majeures. Une réflexion est en cours pour la rétention des familles sur l’île de Montréal.

Épreuve des faits: Le Parti Québécois déforme la réalité statistique de la progression du français au travail, incluant à Montréal et chez les allophones, et tente de faire passer le bilinguisme (fortement associé au degré de scolarité) pour le nouvel épouvantail. Le gouvernement a heureusement reculé sur les mesures linguistiques plus draconiennes, mais même la version révisée de sa “nouvelle loi 101” est globalement mal avisée et annonciatrice de tracasseries réglementaires contre-productives.

La liste est trop longue: fin de la saga de l’amiante et du nucléaire, annulation de l’absurde hausse des droits de scolarité et abrogation de la liberticide loi 78, engagement d’un débat difficile mais salutaire sur l’avenir des universités, de leur qualité et de leur financement.

La liste est en effet trop longue: nomination partisane de Nicolas Girard à l’AMT, catastrophe de Daniel Breton, favoritisme éhonté d’André Boisclair, loi 101 dans les garderies, moins d’anglais à l’école, remise en question du sous-financement et coupures injustifiables dans les universités, improvisation et reculs multiples, etc. Avec comme résultat un taux de satisfaction de seulement 39% après 100 jours au pouvoir.

100 JOURS DU PQ: l’épreuve des faits – JUSTICE SOCIALE

ÉPREUVE DES FAITS

Les 100 jours du PQ selon Jean-François Lisée: l’épreuve des faits

Coalition Avenir Québec
Le blogue
18 décembre 2012

Départ: Les libéraux avaient imposé une taxe santé totalement régressive, avaient programmé une hausse de 20% des tarifs d’électricité et avaient réussi à déconsidérer le réseau de garderies.

Arrivée: L’allègement de la taxe santé permet à 3 millions de Québécois d’augmenter leur pouvoir d’achat, les tarifs d’électricité ne suivront que l’inflation et le système de garderie s’étendra à tous les enfants. Un crédit d’impôt aidant les familles à financer les activités culturelles et sportives entre progressivement en vigueur. Un important virage vers les soins à domicile (110 millions pour la première année) est en marche, porteur d’une meilleure qualité de vie et de meilleurs contrôles des coûts.

Épreuve des faits: Le PQ n’a pas aboli la taxe santé. Tous les citoyens qui gagnent 18 000$ et plus par année la paient encore, en tout ou en partie. La Coalition proposait pour sa part de l’abolir complètement, sur deux ans. Quant à l’augmentation des tarifs d’électricité, c’est une contradiction flagrante de la promesse électorale du PQ. (La Coalition proposait un dégel des tarifs, et l’application des recettes additionnelles au paiement de la dette.) Finalement, le programme du PQ concernant les “nouvelles places” en garderie est une mesure inutilement coûteuse et lente, déterminée uniquement par des considérations idéologiques et ses allégeances syndicales.

100 JOURS DU PQ: l’épreuve des faits – ÉCONOMIE

ÉPREUVE DES FAITS 

Les 100 jours du PQ selon Jean-François Lisée: l’épreuve des faits

Coalition Avenir Québec
Le blogue
18 décembre 2012

Départ: L’opposition criait à « l’angoisse fiscale » et à la « destruction de l’économie » induit par l’arrivée du nouveau gouvernement.

Arrivée: 50 000 nouveaux emplois furent créés à l’automne, le budget annonce une stratégie industrielle d’électrification des transports avec 200 millions à la clé, un nouveau départ pour l’industrie pharmaceutique et un congé fiscal de 10 ans pour les investissements de plus de 300 millions.

Épreuve des faits: Le Québec a créé 46 000 emplois en novembre — certainement une bonne nouvelle. Cela dit, la majorité des emplois créés sont dans le secteur public, et la performance du Québec est moins bonne que celle de l’Ontario. Par ailleurs, il est difficile d’imaginer en quoi ces résultats — qu’on les trouve bons ou insuffisants — sont attribuables au gouvernement du PQ, dont aucune mesure susceptible de créer des emplois n’était en vigueur avant l’adoption du budget, le 30 novembre dernier. Pour le meilleur et pour le pire, ces chiffres sont encore largement attribuables au gouvernement précédent.

100 JOURS DU PQ: l’épreuve des faits – FINANCES PUBLIQUES

ÉPREUVE DES FAITSLes 100 jours du PQ selon Jean-François Lisée: l’épreuve des faits


Coalition Avenir Québec
Le blogue
18 décembre 2012

Départ: De l’aveu même du ministre libéral des finances Raymond Bachand, les dépenses de l’État déviaient d’au moins 800 millions par rapport aux prévisions et ses collègues libéraux pèchaient par « enthousiasme » dans l’annonce de projets non budgétés. Un rapport KPGM-Secor calculait 80% de dépassement dans les grands chantiers.

Arrivée: Par un effort majeur, les cibles de réduction des dépenses sont rétablies pour l’année en cours, le Québec atteindra l’équilibre budgétaire dès l’an prochain, et le poids de sa dette diminuera. Un exploit. Le dossier des infrastructures est repris en main, des priorités établies et, en un seul dossier, celui de la route du Mont Otish, l’État économise 125 millions.

Épreuve des faits: La Coalition a déposé cet automne un projet de loi créant un directeur parlementaire du budget pour le Québec. Ce poste existe déjà à Ottawa, aux États-Unis, en Angleterre et dans beaucoup d’autres pays du monde qui ont cru bon de se doter d’une agence indépendante de surveillance des finances publiques. Québec solidaire s’est dit “très ouvert à l’idée”, le parti Libéral s’y est opposé, et le PQ a rejeté l’idée, alors même qu’il l’appuyait quand il était dans l’opposition. Cette volte-face malavisée a même fait écrire au chroniqueur du Devoir Michel David que Bernard Drainville “hésitait à s’engager sur le chemin de la vertu”.

Le budget du PQ a haussé les impôts et les taxes, incluant les taxes scolaires, des contribuables les plus lourdement taxés et imposés d’Amérique du Nord. L’équilibre budgétaire que le PQ se targue d’atteindre est largement illusoire, le fruit d’une incohérence comptable qui traite les revenus non-récurrents et les dépenses non-récurrentes de manière différente. Le résultat est la “disparition” d’un trou de 1,5 milliard $ pour 2013-2014. Le PQ n’a proposé aucun plan de relance crédible pour l’économie québécoise.

Par ailleurs, beaucoup des mesures contenues dans le budget — coupures à Hydro-Québec, dégel des tarifs d’électricité, fin de la règle des 15 ans pour l’industrie pharmaceutique, notamment — étaient des mesures proposées par la Coalition.

100 JOURS DU PQ: l’épreuve des faits – CORRUPTION

ÉPREUVE DES FAITS

Les 100 jours du PQ selon Jean-François Lisée: l’épreuve des faits
Coalition Avenir Québec
Le blogue
18 décembre 2012

Départ: Une action gouvernementale libérale tardive, hésitante et suspecte, contre la corruption

Arrivée: Le projet de loi 1, adopté à l’unanimité, invente un nouveau contrôle de probité pour toutes les entreprises qui font affaire avec les organismes publics et des amendements permettent aux villes, comme Montréal, de faire valider la probité de leurs contractants. Un projet de loi visant le retrait de maires accusés de fraude a poussé le maire de Mascouche à démissionner. Un projet de règlement visant la fin du placement syndical sur les chantiers, donc la fin de l’intimidation, fut adopté à l’unanimité. Les perquisitions de l’UPAC ont pris de l’ampleur dans les jours qui ont suivi l’élection du Parti québécois et ont conduit à la démission du maire de Laval. Coïncidence ? Un nouveau régime, civil, est établi pour enquêter sur les bavures policières.

Épreuve des faits: Le projet de loi 1, malgré ses ambitions louables, est une mesure timide et très imparfaite qui fera peu pour restaurer l’intégrité dans l’octroi des contrats publics. Dans les faits, la loi adoptée ne fait que constituer un registre d’entreprises approuvées, et pourrait bien mener à un imbroglio bureaucratique contre-productif. Le ministre Bédard a même avoué que son projet de loi avait été concocté sur un napperon en une fin de semaine. La Coalition a promis de proposer les améliorations nécessaires au cours des prochains mois. L’application (tardive) de la loi à Montréal est une bonne chose.

Jean-François Lisée parle du projet de loi visant le maire de Mascouche (qui n’a pas été adopté) mais omet de mentionner que son parti a obstinément refusé de nommer un vérificateur indépendant à Laval, comme le suggérait la Coalition, avant de finalement changer d’idée. Aucun observateur n’a été nommé à Montréal.

Quant au règlement sur le placement syndical, la proposition initiale du gouvernement a été vertement — et justement — dénoncée comme bafouant complètement l’esprit de la loi 30, et redonnant le contrôle des chantiers aux alliés syndicaux du PQ. Le règlement qui a finalement été adopté — pour respecter l’esprit de la loi 30, que le PQ tentait de contourner — est celui proposé par la Coalition et le parti Libéral.

100 JOURS DU PQ: l’épreuve des faits – PROBITÉ POLITIQUE

ÉPREUVE DES FAITSLes 100 jours du PQ selon Jean-François Lisée: l’épreuve des faits

Coalition Avenir Québec
Le blogue
18 décembre 2012

Plus tôt cette semaine le nouveau ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée, a repris son blogue le temps de dresser un bilan des 100 jours de son gouvernement. La Coalition propose ici une version plus rigoureuse de ce résumé.

Probité politique

Départ: un régime de financement des partis politiques perméable aux fraudeurs.

Arrivée: Grâce aux lois Drainville, les dons sont plafonnés à 100$, les dépenses à huit millions par campagne, le DGE observe chaque étape du processus, la date du vote est « dépolitisée » et prévisible à date fixe (sauf en cas de gouvernement minoritaire) et les étudiants ont droit de vote dans leurs établissements scolaires. Une (des) révolution(s).

Épreuve des faits: Le plafonnement des dons aux partis politiques à 100$, les élections à date fixe et la limite des dépenses sont des idées proposées par la Coalition dès mai dernier. De tous les partis politiques présents à l’Assemblée nationale, le PQ a été le dernier à accepter le plafonnement des dépenses — même après le parti Libéral. Par ailleurs, le gouvernement n’a rien fait concernant le financement des partis politiques municipaux, alors même que la majorité des histoires entendues à la commission Charbonneau jusqu’à présent concernent le monde municipal, et que les prochaines élections municipales auront lieu dans moins d’un an.